Présidence de la Grèce du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe (15.5 – 18.11.2020)

La Grèce va assumer la présidence du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe pour une période de six mois, de mai à novembre 2020.

Cette présidence présente l’occasion de mettre en évidence les principes et valeurs fondamentaux de la démocratie, de l’État de droit et de la protection des droits de l’homme, qui constituent le cœur même de l’œuvre du Conseil de l’Europe depuis sa fondation en 1949.

Les six mois de la présidence de la Grèce coïncident avec l’anniversaire d’un événement historique important: le 70e anniversaire de la signature de la Convention européenne des droits de l’homme, à Rome le 4 novembre 1950. Il s’agit d’une excellente opportunité de faire le bilan sur la mise en œuvre de la Convention à ce jour et de constater dans quelle mesure celle-ci répond aujourd’hui aux attentes des peuples d’Europe et, en particulier, des jeunes.

Cette commémoration se prête à un dialogue créatif et des échanges fertiles sur les perspectives d’application de la Convention dans l’avenir, dans lequel les risques liés au développement de plus en plus poussé des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, sont déjà bien réels, en particulier pour les plus jeunes.

La vague de développements dans le secteur de la santé publique causée par la pandémie de Covid-19 a eu des conséquences dramatiques sur la vie humaine et un impact grave sur toutes formes d’activité individuelle et publique. Elle a créé une nouvelle réalité bien différente que la Grèce souhaite prendre en compte lors de sa présidence du Comité de Ministres du Conseil de l’Europe.

L’impact de Covid-19 sur les droits de l’homme, la démocratie et l’Etat de droit, à travers les restrictions nécessaires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, seront au premier plan des actions de la présidence de la Grèce, qui compte mettre en évidence les aspects de la crise pandémique qui ont une influence directe sur la vie des citoyens européens.

Dans ce débat, les jeunes, ainsi que les groupes sociaux les plus vulnérables et désavantagés, tels que les enfants, les mineurs non accompagnés, les mères célibataires, les personnes handicapées, vont occuper une place de prédilection.